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Loi sur les chiens dangereux ? Mieux vaux prévenir que guérir... Les évènements tragiques qui ont entrainé la révision de la loi sur les chiens dangereux, sont principalement associés à des chiens qui ne sont pas de catégories 1 et 2, mais les autres, les plus communs qu'il soit. De plus, les faits sont le plus souvent commis dans les familles, lieu de vie normal de nos chiens. Ces drames, condamnables, sont malheureusement fréquents et difficilement contrôlables par une loi. En Effet, on ne met pas une muselière, ni on ne tient en laisse un chien chez soi. La loi telle qu'elle est écrite (cet article est écrit alors qu'elle n'est pas encore finalisée ni promulguée), tente de réduire les agressions fatales par une réglementation nécessaire, mais insuffisante. L'évaluation comportementale, l'attestation d'aptitude, posent chacune une pierre, mais sont insuffisantes. Elle ne permettront pas de résoudre le problème, car elles se positionnent après la morsure, justement, ce qu'elles chercheraient à éviter. Souvent la morsure est prévisible. Le chien menace depuis un certain temps, grogne lorsqu'on lui demande d'obéir, pince parfois, avant de mordre franchement. Pire, une éducation canine appliquée à tout-va sans se soucier de la relation entre la famille et le chien, peut entrainer des instabilités du comportement irrémédiables, allant jusqu'au passage à l'acte, souvent sans prévenir et avec une violence difficilement compréhensible. Une seule idée : Attention à l'éducation canine conseillée pour résoudre des problèmes de comportement. Cette approche consolide des liens déjà existants mais ne les crée pas ! Elle renforcerait, par le paradoxe instauré chez le chien dominant à la maison, l'incohérence du maître qui une fois la semaine deviendrait lors des exercices le soudain «patron» de l'animal ??!! Ceci risque fort de renforcer les comportements agressifs de ce dernier cherchant en retour le rétablissement de rapports maîtriser selon sa perception établie du système. L'animal vit au quotidien des relations humaines qui lui imposent de vivre des contradictions sociales qu'il ne peut gérer. La limite du supportable atteinte, celui-ci adopte des comportements pas toujours cohérents pour l'homme mais toujours nécessaire pour lui. Ces relations humaines, mais canines ineptes, sont à l'origine de ces drames, par méconnaissance, humanisation du chien, voire maltraitance. Quelle solution ? L'OECC (Organisme Européen des Conseillers Comportementalistes) se place sur le plan de la prévention, seule orientation et solution que l'on peut apporter à une situation qu'une loi ne peut contenir. L'objectif des comportementalistes de l'OECC est de faire en sorte que les morsures n'arrivent pas. Pour cela, nous proposons qu'avant tout commencement de séances d'éducation canine, les propriétaires de chiens voient un comportementaliste, spécialiste de la relation de l'homme à l'animal, afin de s'assurer que l'éducation canine sera bien bénéfique. En effet, la cohérence du positionnement des maîtres et du chien dans la famille est un préalable primordial pour éviter les problèmes cités. Le permis d'aptitude, l'éducation canine, ni la formation des maîtres seule ne sont une ou des solutions. Seul l'entretien individuel avec le comportementaliste peut permettre de construire une relation adaptée aux circonstances et d'apporter l'amélioration attendue. Nous sommes tous différents et vivons tous de manière différente. Il convient donc de sortir familles et animaux d'un moule où tout doit se conformer à un système rigide basé qur une responsabilisation des animaux de leurs propres comportements et en conséquence sur un condictionnement d'où sont exclus l'essence même des rapports qui unissent l'homme et l'animal : leurs relations, leurs influences. Soulignons pour conclure que les problèmes sociaux, affectifs, ne trouveront jamais leurs solutions encadrés par une législation qui, au fond, les ignore. Claire Bentolila Etho-Psycho-Comportementaliste® Claire est comportementaliste en région parisienne. Elle s'est spécialisée dans l'univers des relations aux chiens, aux chats et aux chevaux.
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